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Jane Planson

Du sang, de la lymphe et du lait

Texte Florence Daunat

Peinture Jane Planson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du sang, de la lymphe et du lait. Huile, pigments et cire sur papier. 50 x 65 cm, 2015.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du sang, de la lymphe et du lait. Huile, pigments et cire sur papier. 50 x 65 cm, 2015 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du sang, de la lymphe et du lait. Huile, pigments et cire sur papier. 50 x 65 cm, 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du sang, de la lymphe et du lait. Huile, pigments et cire sur papier. 50 x 65 cm, 2015

 

 

 

 

 Du sang de la lymphe et du lait Florence Daunat, juin 2015

 

Tu la regardes. Ses yeux droits plantés dans les tiens vacillent, estce qu’elle flotte ? Comment capter sa vérité ? Tu te promènes dans l’espace de la toile. Tu notes. L’enchevêtrement du tracé des contours. Oublier ce qui nous hante. Mettre en forme dans l’atmosphère. Métamorphoser la figure du souvenir. Restituer la tension du corps, le repli, les jambes qui s’arcboutent, le visage qui fuit ; estomper, modeler, chercher la hachure, l’organique, renforcer le contraste d’ombre et de lumière, les larmes et le sang. Le sperme, la cire, la sueur. Tout ce qui du corps.

 

Tu te souviens alors de ces mots entendus, lus, dans un autre temps, un autre lieu, « Ephémère inoubliable »

 

Elle, elle coule. Elle pourrait te regarder dans les yeux. Attendre que quelque chose arrive. Elle ne sait pas. Peu importe. Mais quelque chose.

 

Elle a préféré couler. Elle aurait pu dire : « Ceci est mon corps » mais cela fait longtemps qu’elle a laissé tomber tous ces trucs christiques. C’est pourtant dans les interstices de la peau, dans les trous qu’elle est, tout simplement. Elle a planté son regard dans le tien et elle attend.

 

Que pourrait-elle dire ? Ou faire ?

 

Sa bouche est fermée. Elle a peur que les mots ne la trahissent. Pourtant, dans le silence de la toile, ils se ruent et dévalent. Ils bousculent tout. Comme si elle attendait la phrase juste qui viendrait la délivrer.

 

Tu notes : le genou relevé, le buste penché vers l’avant comme une marathonienne prête à s’envoler. Le regard. En ligne d’horizon.

 

L’attente. Le sang blanc. Le sang rouge. Quelque chose d’une impossible consolation.

 

Le corps éprouvé, offert. Fermé. Tout vient se contredire.

 

Elle est. Gracile et pourtant ancrée dans sa chair.

 

Pénétrée de toutes les époques mais au présent.

 

Elle te regarde. Elle t’interpelle.

 

Tu notes : la solitude. La texture de craie en toile de fond, comme une peau pour faire face à tout ce vide. Il y a des éclats, des coulures. Ça gicle autour. Ça coule. Dessus dessous. Alentour. Des couches de vie.

 

Quand elle relève ses cheveux, ses yeux se font plus sombres. Quand ils coulent sur ses épaules, il y a comme un travail d’effacement des traits du visage. Le regard s’adoucit. S’échappe ? Reste la présence de la posture. Prête à vivre. Peut-être.

 

Enfin.

 

Le drapé autour du corps nu. Qui la fait encore plus nue.

 

Tu la trouves. Eternellement mortelle.

 

Tu la trouves. En désir. Désirable, et pourtant comme à côté d’ellemême, en présence absence. Elle te rappelle ces femmes légèrement iconiques dans lesquelles on peut se projeter. Oui, mais pas tout à fait. Comme une distance qui viendrait pénétrer cette familiarité. Un à côté. Elle a quelque chose de cet autre qui se dérobe. Toujours.

 

Dans son regard tu lis comme l’attente d’un voyage. Un retour.

 

Tu notes : sa solidité, son corps bien affirmé dans la chair. La cire qui coule et s’étale dans l’ancre de la toile. L’éclat blanc mat de la peau et les touches de rose, là, et sur la lèvre supérieure. Elle se fond dans la matière comme si son corps devenait poreux. Ou alors l’inverse : la peau qui diffuse sa texture tout autour. La peau qui pénètre l’espace.

 

Et quand son visage s’efface, elle jette au-delà des morceaux de sa tête. Ça gicle au-dessus comme une auréole.

 

Elle s’érige. Elle est sa propre ligne d’horizon. Elle la prolonge et la recommence indéfiniment tandis que le temps lui-même semble venir se déposer sur la toile.

 

Elle n’a pas peur. Elle est loin.

 

Elle sait. La force de son corps.

Elle n’a pas peur. Elle est là.

 

Ici même.

 

Florence Daunat

Expositions personnelles

2017

  • Le réel a bien eu lieu. Galerie La Passerelle. ESPE, Mont-Saint-Aignan

2015-2011

  • Galerie reg’arts Confrontations, Rouen, France

  • Galerie Tres, Nantes, France

  • Galerie Manufacture 45, Rouen France

  • Galerie Art-Actuel, Paris, France

  • Galerie Art-Culture, Caen, France

2010

  • Galerie Le Garage, Saint-Saëns, France

2009

  • Galerie reg’arts Confrontations, Rouen, France

  • Théâtre du Moulin d’Andé, Andé, France

  • Centre culturel de Rixensart, Randonnée d’artistes, Rixensart, Belgique

2008

  • Galerie Reg’arts Confrontations, Rouen France

  • Galerie A7, Auvillar, France

  • Galerie Wilm’Art, Amiens, France

2007

  • Galerie Espace. Barre, Lille, France

2006

  • Domaine de la Baronnie, Bretteville sur Odon, France

  • Galerie des Arts et des Hommes, Vannes, France

2004

  • Galerie Art Actua, Le Mans

  • Galerie Daniel Duchoze, Rencontres. Catherine Elie-Jane Planson, Eglise Longpaon, Darnétal, Rouen, France

2003

  • Galerie reg’arts Confrontations, Rouen

2002

  • Galerie Arts-Confrontations, Rouen

2001

  • Cloître des Pénitents, Rouen

 

Expositions collectives

2017

  • Galerie TrEs, Nantes

  • Galerie Daniel Duchoze, Rouen

  • Galerie Dollita, Quiberon

2011-2016

  •      Château d’Elbeuf en Bray

·Galerie La Passerelle, Figurez-vous à quoi ça ressemble, 40 artistes des XXe et XXIe siècles sur le   thème du portrait, Mont-Saint-Aignan, France

  • Centre d'Art Contemporain, 50 ans-50 œuvres, un projet pour 4 galeries, Saint-Pierre-de- Varengeville, France

  • Chapelle de l'ancien collège des Jésuites, ville d'Eu.

  • Crypte de la communauté religieuse, Saint-Aubin, France

  • Représentée par Chang Rim Ji, directeur de la Galerie nantaise TRES à Suwon, Corée du Sud

  • Galerie Manufacture 45, Exils, Rouen, France

  • Galerie TRES, Opus sur papiers, Nantes, France

  •  Musée des Beaux-Arts, Ningbo, Chine

  • Galerie Daniel Duchoze, Rouen, France                   

2008

  • Grand Palais, Foire Internationale de Lille, France

2007          

  • 7e randonnée d'artistes, Rixensart, Belgique

  •  Invitée à Arte Na rua, Tissons des Liens à travers les arts (Afrique, Corée, Portugal, France), Vila  Praia de Âncora, Portugal

  • Galerie Reg'arts Confrontations

  • Galerie Des arts et des hommes, Vannes, France

2006          

  • Galerie Art-actua, autour du mythe d'Orphée, Le Mans, France

  • Galerie Reg’arts confrontations, Rouen, France

2004             

  • Espace Belleville, Et la femme créa l'homme, sous l'égide du critique d'art F.Parent,Paris, France

  • Galerie Art-Actua, La femme dans la société, Le Mans, France

  • Château d'Etelan, prix du Cadre d'Or, Etelan, France

  • Musée de Châteauroux, George Sand, interprétations, France

2003           

  • 48 e salon de Montrouge, France

1999-2000   

  • C.I.N,, Hôtel de Bourgtheroulde, Rouen, France

  • Grande Arche de La Défense, Différents/pareils, exposition franco-coréenne, Paris, France